Les faits saillants de la présentation du projet Dare Coupal par Pur Immobilia

Carte du projet Dare Coupal de Pur Immobilia

Aviez-vous raté la rencontre publique virtuelle organisée par la firme Pur Immobilia pour présenter son projet de développement Dare Coupal, sur l’avenue Saint-Charles? Vrai qu’il n’est pas facile de trouver le temps pour tout suivre ce qui entoure ce projet qui soulève les passions.

Il s’agit pourtant d’un moment crucial dans le développement de ce quartier et les choix qui sont faits présentement auront un impact sur les résidents pour des décennies à venir. Qu’en sera-t-il des espaces verts? De la densification et du besoin d’un CPE ou d’une école? De la circulation, du bruit et de la proximité de la voie ferrée?

Pur Immobilia a présenté mardi 22 juin sa vidéoconférence dans le but de présenter sa vision et de répondre à certaines de ces questions. «La première de plusieurs rencontres», a indiqué Judith Neveu, vice-présidente marketing de Pur Immobilia, avant d’ajouter qu’une autre séance – en personne cette fois – serait éventuellement proposée.

La vidéo est disponible sur Facebook. Mais si vous n’avez pas une heure à y consacrer, vous trouverez plus bas notre résumé composé d’une chronologie des thèmes abordés ainsi que d’une série de citations extraites afin de faire ressortir les principales idées et réponses de la firme.

Vous trouverez également à la fin de la présentation les réponses aux questions envoyées par les citoyens. On y parle notamment de CPE, de densification, d’ombrage, d’architecture et de… baseball!

(Rappelons ici que les différentes propositions de Pur Immobilia restent pour le moment théoriques et que le Programme particulier d’urbanisme (PPU) du secteur Saint-Charles qu’adoptera la Ville de Saint-Lambert viendra fixer les balises de ce projet.)

Les intervenants sont les suivants:
– Philippe Bernard, coprésident fondateur chez PUR Immobilia. Résident de Saint-Lambert.
– Yann Lapointe, coprésident chez PUR Immobilia
– Stéphanie Cardinal, architecte et associée principale chez humà design + architecture


LES FAITS SAILLANTS:

0:00 Introduction et présentation des entreprises impliquées

11:40 Présentation du projet et des terrains touchés

13:30 Pourquoi cette rencontre?

«Ce n’est pas nécessairement usuel qu’un développeur prenne les devants et qu’il rencontre à cette étape-ci les citoyens. Mais pour nous, on sent que c’est un site qui est très très sensible. On sent que c’est important de bien comprendre le milieu dans lequel on va s’insérer. Et je voudrais rassurer tout le monde que la démarche qu’on fait, on ne se substitue en rien au processus actuel et futur que la Ville va mettre de l’avant.» – Yann Lapointe

16:35 1er axe de développement: reconstruire avec la nature

Capture d’écran de la présentation

«Ce serait intéressant d’amener des promenades piétonnes aménagées, végétalisées, et évidemment accessibles aux résidents du projet mais aussi en partie accessibles aux résidents du quartier. Ce serait aussi une volonté de continuer la coulée verte (…). Ce serait aussi intéressant et même nécessaire de faire des aménagements de cour intérieure (…). L’idée aussi serait de végétaliser les lieux, notamment surtout les abords de la voie ferroviaire ainsi que dans le projet même. (…) D’imaginer des bandes vertes écologiques avec des aires d’agriculture probablement en bacs, beaucoup plus facile au niveau de l’agriculture urbaine.» – Stéphanie Cardinal

«Le souhait qu’on a (…) ce serait que maximum 50% de tous les terrains soient occupés par un édifice. Ce qui donne 50% pour végétaliser, faire de l’agriculture urbaine, pouvoir continuer la coulée verte. Le souhait c’est vraiment de faire en sorte que ce soit un beau projet, d’éliminer le plus possible les stationnements.» – Yann Lapointe

«On travaille actuellement, même si on est très très en amont de la réalisation du projet, avec une firme experte en agriculture urbaine, qui s’appelle MicroHabitat. On échange avec eux pour connaître et mettre en place les meilleures pratiques. Pour à la fois les résidents du projet et les autres résidents, on parle de produire de la nourriture, produire des légumes, en quantité  surprenante sur le site.» – Philippe Bernard

20:40 2e axe: échelle humaine et vivre ensemble

Capture d’écran de la présentation

«Nous croyons que l’idéal serait de planifier des rues partagées et conviviales, sécuritaires. Des rues qui favorisent la circulation plutôt piétonne et à vélo, versus les automobiles. Et cela se fait par une planification où on diminue les espaces de stationnement, on élargit les trottoirs, on augmente la canopée ou les plantations.» – Stéphanie Cardinal

«L’idéal serait aussi de créer un habitat qui encourage la mixité générationnelle. Donc des habitations en copropriété, des logements locatifs qui répondent à différents besoins. Et ce serait bien aussi d’avoir un projet qui répond à la création de logements pour tous, donc des 3 et demi, des 4 et demi, des 5 et demi, des maisons de ville.» – Stéphanie Cardinal

«On croit que notre clientèle va être composée de gens de 25 ans à 75 ans. Et c’est ce qu’on expérimente actuellement dans nos projets multirésidentiels, que ce soit à Brossard ou à Laval, et on pense que ça  va être particulièrement le cas à Saint-Lambert. Pour plusieurs raisons, que ce soit des gens d’un certain âge qui ont vécu à Saint-Lambert toute leur vie, et qui ont le besoin de vivre dans plus petit, mais qui ne veulent pas quitter Saint-Lambert. Et les enfants qui quittent le nid familial au début de la vingtaine, qui n’ont pas nécessairement ni le goût, ni les moyens de s’acheter une maison unifamiliale à Saint-Lambert, mais veulent rester dans le quartier dans lequel ils ont vécu toute leur vie et avec lequel ils ont leur réseau social.» – Philippe Bernard

«À peu près tout le monde s’entend sur le bienfait de redévelopper ces terrains industriels-là en résidentiel. Mais le débat tourne beaucoup autour du niveau de densité du projet. À ce sujet-là, notre vision qu’on vous partage, est d’arriver en bordure de rue avec des habitations qui feraient une interface très douce avec l’environnement bâti, on parle de deux ou trois étages, pour augmenter graduellement vers la voie ferrée, pour se rendre à sept et huit étages près de la voie ferrée.» – Philippe Bernard

25:45 3e axe: la diversité des transports

Capture d’écran de la présentation

«J’ai vu une question passer concernant où les gens vont stationner. D’emblée, généralement dans nos projets, on essaie d’éliminer les stationnements des résidents à l’extérieur. On construit généralement la majorité – si ce n’est pas tous les stationnements – à l’intérieur pour les résidents. À l’extérieur on laisse des places pour les visiteurs. Quand on parle de partage convivial, de création d’une rue partagée, ce serait une rue qui serait très conviviale pour le piéton, mais aussi pour la voiture. Les gens pourraient stationner dans ces aires-là. Alors ce ne serait pas d’immenses carrés et îlots de chaleur comme on voit souvent dans les projets immobiliers, ce serait avec beaucoup plus de finesse. Mais évidemment on comprend, et c’est nécessaire que les gens puissent se stationner.» – Yann Lapointe

29:30 4e et 5e axes: transition éco-énergétique et santé humaine

Capture d’écran de la présentation

«Pour les bâtiments qui sont directement sur la voie ferrée, il n’y aura aucun logement qui donne directement sur la voie ferrée, aucun balcon. Ce serait un bâtiment avec un couloir unique, dont le couloir longe la voie ferrée, et les logements sont uniquement sur le côté cour, vers la rue Saint-Charles. C’est pour le plus grand bien des résidents, il y a à la fois une barrière visuelle et une barrière acoustique.» – Philippe Bernard

«Concernant la récupération des eaux de pluie afin de diminuer la consommation d’eau potable… En ce moment, on peut parler de la récupération des eaux de pluie pour l’arrosage des aires d’agriculture urbaine. Mais c’est sûr qu’il y a toute la notion du traitement des eaux grises qui pourrait être étudiée, qu’on a fait auparavant dans des projets comme les Bassins du havre à Montréal, donc je pense qu’on peut s’engager en fonction de ces études-là au sein du projet.» – Stéphanie Cardinal

34:45 Période de questions

35:45 Quelle est votre position sur la construction d’un CPE, d’une école publique, de logements sociaux abordables et sur la présence d’espaces verts?

«On est certainement habité par le désir de faire de ce projet-là un développement vert et durable avec une implantation au sol d’un maximum de 50%, qui est en-deçà des règles généralement établies dans les villes.» – Philippe Bernard

«Concernant le CPE, c’est actuellement en haut de nos priorités, de faire des représentations pour accueillir un CPE dans un de nos immeubles. On est conscient que le besoin est là. Le besoin actuel est là, et il sera encore plus là avec la venue du projet de redéveloppement de la rue Saint-Charles.» – Philippe Bernard

«Concernant l’école, une école, c’est à l’échelle d’un quartier et ça relève du ministère de l’Éducation. Et le porteur de ballon dans le cas d’une école, c’est la Ville, ce n’est pas nous. Mais pour ce qui est du CPE, on est pleinement en contrôle pour faire en sorte que ça arrive.» – Philippe Bernard

38:10 Combien d’unités de logement et de nouveaux résidents? Quel impact sur la qualité de vie et les services aux résidents?

«Combien d’unités d’habitation pourront être construites, ça va dépendre du Programme particulier d’urbanisme (PPU) qui va être adopté par la Ville. Si on considère les documents qui sont disponibles actuellement sur le site de la Ville, on pourrait imaginer qu’il pourrait y avoir entre 1000 et 1200 nouvelles habitations qui pourraient être construites sur ces deux terrains-là.» – Yann Lapointe

«Maintenant, quel impact cela va avoir sur la vie de quartier et les services? Si M. Doucet était ici, il vous dirait que c’était atroce ce qu’ils ont fait subir aux résidents par l’opération de leur commerce (quincaillerie). Je vous donne quelques petits exemples. À 6h du matin, des chariots opérateurs qui reculent et font du bruit. Jean-Charles Doucet nous disait qu’il y avait en va-et-vient de livraisons à peu près 200 gros camions qui circulaient chaque jour, ce qui ne comprend pas les entrepreneurs et les clients. Seulement pour le site Coupal, c’était quand même assez majeur comme impact. En plus, visuellement, je pense qu’on est tous d’accord que ce n’est pas ce qui est le plus beau à regarder, une cour à bois.» – Yann Lapointe

«Au niveau de la qualité de vie et des services aux résidents, si on regarde aujourd’hui l’assiette de taxes qui est perçue pour ces terrains-là, et on regarde éventuellement ce qui pourrait arriver, il y a quand même des revenus assez majeurs qui pourront être perçus et qui pourront servir définitivement à notre avis à améliorer et mettre des nouveaux services en place.» – Yann Lapointe

40:50 Des études d’impacts sociaux ont-elles été réalisées et de quelles façons le promoteur songe-t-il contribuer à mitiger les impacts?

«On a une approche qui est celle de Vivre en ville, qui nous interpelle beaucoup. Cette approche s’appelle “Oui dans ma cour”, par opposition à “pas dans ma cour”. Tout ce processus, c’est dans le but de répondre à un besoin et de répondre au milieu d’accueil dans lequel se situe ce projet-là.» – Philippe Bernard

42:40 Confirmez-vous que vous êtes disposés à attendre la constitution du prochain conseil de ville à la prochaine élection du 7 novembre 2021 avant d’organiser une consultation publique plus crédible, visant à finaliser les changements de zonage requis pour votre projet?

«Ce n’est pas nous qui contrôlons le processus. On est vraiment à la remorque de ce que la Ville va décider de faire. On n’a pas le choix de suivre le processus. Alors effectivement, on va attendre que la Ville décide des prochaines étapes et nous on va collaborer entièrement, que ce soit avec les citoyens ou avec la Ville.» – Yann Lapointe

43:40 Pouvez-vous vous engager à ce que tout ce que vous proposez soit soumis à la signature de registre, suivi le cas échéant par un référendum?

«Ultimement, tout le processus, c’est la Ville qui décide. On va évidemment s’en remettre aux décisions de la Ville, qui elle va suivre tout le processus démocratique prévu pour le changement de zonage. Actuellement, pour clarifier la situation, le seul usage permis sur ces terrains-là, c’est un usage industriel. Donc la réglementation est à écrire de A à Z. Et c’est pas nous qui allons écrire cette réglementation, c’est l’administration et la Ville, de concert avec les élus.» – Philippe Bernard

45:15 Allez-vous déplacer le terrain de baseball?

«Le terrain de baseball appartient à la Ville, on n’a aucun droit de regard sur ce terrain, il ne fait pas partie de notre projet. Donc quand on parlait de 50% d’implantation au sol sur nos terrains, cela exclut évidemment le terrain de baseball qui ne nous appartient pas.» – Philippe Bernard

45:50 De quelle façon votre projet respectera-t-il l’architecture de Saint-Lambert?

«Je suis résident de Saint-Lambert depuis 17 ans. Je suis très sensible au patrimoine bâti de Saint-Lambert, et on a les meilleurs architectes pour nous épauler là-dedans. Et j’ajouterais qu’au niveau du respect de l’architecture et de tout l’aspect extérieur des bâtiments, il ne faut pas oublier que ce processus est entre les mains du comité consultatif d’urbanisme qui est constitué de certains élus, de citoyens et de certains membres de l’administration. Et c’est eux qui décident, ultimement, de quoi vont avoir l’air les bâtiments construits.» – Philippe Bernard

47:05 Comment expliquez-vous que vous ne ferez pas majoritairement de l’unifamilial et que vous construirez en hauteur?

«Il y a des principes de densification verte et durable qui existent. Lorsqu’on est situé près d’une gare ou près d’un centre-ville, on veut favoriser une certaine densité. Il y a des besoins qui existent, on pense qu’il y a des jeunes qui aimeraient vivre à Saint-Lambert et qu’il y a des plus vieux qui veulent vendre leur maison et qui aimeraient aussi vivre à Saint-Lambert et on pense qu’il y a un besoin qui existe.» – Yann Lapointe

«Pour nous, ça veut dire démocratiser la vie à Saint-Lambert, parce que ça donne accès de vivre à Saint-Lambert à des gens qui, pour toutes sortes de raisons, ne veulent pas ou ne peuvent pas vivre dans des maisons unifamiliales. Ça nous interpelle parce qu’il y a un besoin à combler qui est réel, et c’est un besoin qui est en grande partie un besoin des résidents actuels de Saint-Lambert, nonobstant les gens de l’extérieur qui voudraient venir vivre à Saint-Lambert.» – Philippe Bernard

49:30 J’habite de l’autre côté de la voie ferrée, allez-vous me faire de l’ombre et cacher mon soleil?

«Je vous rassure, non. Étant donné l’orientation du terrain du côté du chemin de fer, il n’y a aucune façon où on peut créer de l’ombre. On a demandé une simulation (pour savoir si on allait créer de l’ombre sur les autres façades) et d’aucune façon on crée de l’ombre à qui que ce soit.» – Yann Lapointe

50:20 Par où passeront tous les camions et la machine lourde qui sont nécessaires à la construction?

«La Ville impose des chemins précis où les camions peuvent aller et venir, pour des raisons évidentes. Dans le cas d’un projet de construction, ce qu’on vit dans les autres municipalités, c’est que avant le début de la construction, les villes nous demandent de produire un plan attesté par un ingénieur qui dicte le mouvement très précis des camions. Et c’est un plan qui doit être approuvé par la Ville. On pense que ce sera un accès principalement par le boulevard Taschereau. Mais ce sont des choses qui vont devoir passer par l’approbation de la Ville. » – Philippe Bernard

52:05 Est-ce qu’il y aura une piscine dans notre projet?

«Dans nos projets, on favorise beaucoup les aires communes, et évidemment la piscine fait partie d’une aire commune. La piscine comme d’autres éléments à l’intérieur ou à l’extérieur sont prévus. Pour nous c’est important de pouvoir offrir des services et le confort aux résidents du projet.» – Yann Lapointe

53:10 Quels types de matériaux allez-vous privilégier?

«On va privilégier des matériaux sains. Au niveau de l’aspect extérieur, c’est notre volonté de faire un projet qui va se démarquer au niveau de l’architecture, au niveau du détail des matériaux, que ce soit de la maçonnerie ou autre. Mais en bout de ligne, c’est le comité consultatif d’urbanisme qui va avoir le dernier mot sur l’aspect extérieur du projet.» – Philippe Bernard

54:00 Ce projet va-t-il détruire le paysage et dénaturer Saint-Lambert?

«Au contraire, on est confiant que de transformer des terrains industriels commerciaux, des îlots de chaleur, des terrains à haut trafic de camions, non seulement des camions dans une période ponctuelle de construction d’un projet, mais des camions durant des décennies comme ç’a été le cas avec la quincaillerie, que de transformer ça par de l’habitation, par des services comme un CPE, par des services de proximité, par quelques bureaux de co-working, on pense que ça va être un grand bénéfice pour Saint-Lambert, à la fois pour les riverains et l’ensemble des citoyens.» – Philippe Bernard

55:20 Conclusion

«Une question que moi et Philippe on se pose, c’est le besoin de commerces de proximité. On aimerait ça, si vous pouviez nous écrire à ce sujet-là, c’est évident que pour moi et Philippe, on a un souci de ne pas cannibaliser la rue Victoria, et on souhaiterait que si on ajoute des services, que ce soit complémentaire à ce qui existe actuellement. Alors on serait curieux et on aimerait beaucoup si vous pouviez nous écrire là-dessus vos visions et vos opinions.» – Yann Lapointe


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